Gordes, France

Un mur habité

298 m2  – design by Jean-Paul Bonnemaison – bien à vivre

Un hymne à la lumière, cette architecture remarquable s’étire sur les hauteurs du village vauclusien du Beaucet. À la demande de la propriétaire, éprise d’architecture contemporaine, Jean-Paul Bonnemaison a transformé une restanque provençale en mur habité, traversé par la course du soleil, les nuances de la lumière et la ronde du temps.
Les trois niveaux du bâtiment viennent épouser la falaise et développe 290 m2 habitable sur un terrain paysager en restanque de 7000 m2. L’ensemble, ponctué de patios, fait le lien entre terre et ciel tout en préservant une circulation fluide à l’horizontale. Du nord au sud s’étire la grande pièce à vivre, qui constitue le cœur de l’habitation, avec au nord la porte d’entrée en laiton doré qui magnifie les lumières du soir. Elle est traversée par la course du soleil. À l’est, dès le matin, une vitre-aquarium où l’on peut contempler le corps des baigneurs dans la piscine diffuse les rayons du soleil réfractés dans l’eau. À proximité immédiate, l’espace cuisine minimaliste et juste avec plan de travail en verre est vaste et fonctionnel, il se complète par une arrière cuisine et s’ouvre sur un patio avec cuisine d’été autour de son olivier central. La poésie cosmique règne en maître sur ce carré de ciel. Des pavés de verre incrustés dans le mur dessinent la constellation de la Lyre qui offre un spectacle de lumière tout au long de la journée.  Une cave à vin, un local technique et un garage de 49m2 complètent ce premier niveau et un ascenseur dessert l’étage.

Au-dessus du séjour, la mezzanine, traversée par le conduit inox de la cheminée double-flux, abrite un petit salon perché fidèle à l’esprit du Bauhaus. Depuis la pièce centrale au sud, un escalier métallique industriel peint en blanc conduit à l’espace intime de la propriétaire, qui abrite une suite parentale avec salle de bains, dressing, bureau communiquant et une deuxième chambre avec salle d’eau. Ce deuxième niveau respecte l’unité de style et de matériaux de l’habitation.

Une dépendance au nord de la maison principale offre deux chambres d’amis avec salles d’eau attenantes. Il est également possible de créer deux chambres supplémentaires au niveau inférieur de cette dépendance.

Le toit-terrasse, avec sa superbe piscine miroir qui reflète les différentes couleurs du ciel est un véritable petit coin de paradis. Le design épuré d’un bar en inox et l’élégance des chauffeuses Willy Guhl s’y posent en toute légèreté sans troubler le paysage somptueux. Le regard se perd sur la plaine du Comtat, les dentelles de Montmirail, le mont Ventoux, tandis que l’habitation elle-même, avec sa peau de béton sablé en osmose avec la couleur de la terre, se fond dans la nature.
Les volets en aluminium, dessinés d’après les “ultra-noirs” du peintre Pierre Soulages, et découpés au jet d’eau, complètent l’œuvre de l’architecte. La maison est entièrement sonorisée de manière à assurer une présence musicale, classique ou contemporaine, homogène. Au niveau de la mezzanine, plein nord, la porte d’entrée en laiton doré magnifie les lumières du soir. Sur le seuil, un auvent constitué de panneaux solaires tubulaires pour le chauffage de l’eau est disposé en signe d’accueil.

L’orientation principale au sud et à l’ouest, la protection et l’isolation renforcée par incrustation dans la colline, les apports solaires l’hiver par les vitrages, l’inertie importante du bâtiment sont les éléments principaux d’une démarche de contrôle des dépenses énergétiques. En complément, la gestion de l’ensoleillement est proposée par volets aluminium extérieurs et stores vénitiens intérieurs. Des capteurs solaires assurent l’eau chaude domestique. Le chauffage couple une PAC air/eau à un plancher basse température. Les eaux de pluie sont récupérées dans une citerne pour l’arrosage et les eaux sanitaires.

En contrebas, un terrain constructible de 2000 m2 offre la possibilité de construire 200 m2 pour une seconde maison, à acquérir en supplément.

Pour amoureux de savoir-vivre architectural, d’architecture passive et d’intégration…

Prix : 1 960 000 euros

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Photos : © Jérôme Fleurier

Effacement : Il est proposé une écriture architecturale de la disparition, employant le principe mimétique de survie du caméléon. Les murs de béton sablé ont la texture et la coloration des murs de culture, les terrasses sont réalisées dans le même matériau, assurant une unité de volume, le miroir du bassin reflète le ciel, des oliviers émergent dans chaque patio. Un écho de la villa Malaparte avec sa terrasse solarium est perceptible. Quelques percements cadrent les composantes majeures du paysage, les ouvertures principales donnent au Sud sur les patios.

« La base de la conception de la maison, c’est la lumière » Jean-Paul Bonnemaison

“La différence se mesure parfois dans les plus infimes détails” John Pawson

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